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Musée départemental du Revermont

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Le potager-verger conservatoire du musée départemental du Revermont

Un patrimoine végétal à préserver

Partie intégrante du musée, le potager-verger conservatoire est né de l’initiative de passionnés, soucieux de préserver un patrimoine végétal de plus en plus menacé. Au même titre que les outils et objets dans le musée, les plantes cultivées sont des témoins vivants des pratiques et savoirs. Tour à tour aliment, remède, parfum ou matière première pour l'artisanat, elles attestent de modes de vie passés et présents, de coutumes ou rituels spécifiques.

L’urgence de la collecte

Recueil de témoignages, observation des pratiques et cultures... Dès le début du projet, la notion d'urgence était présente : il fallait sauver ce qui risquait de disparaître. L’enquête ethnobotanique a permis ensuite de mieux saisir sur le terrain, les logiques de choix et d’utilisation des plantes domestiques ainsi que les motivations correspondant au regain d’intérêt aujourd’hui pour ces plantes.

Des campagnes de collecte de semences et de greffons ont été menées en collaboration avec les associations des Amis de Treffort-Cuisiat, des Amis du musée du Revermont-Patrimoine Vivant et Fruit et Nature en Revermont. Une description précise des cultivars locaux, voire leur détermination et évaluation sont effectuées lors de la mise en culture au musée.

La conservation et la collaboration de l’association

Le maintien de cette collection vivante est assuré selon les moyens appropriés à chaque espèce de manière à les régénérer et multiplier en toute sécurité en partenariat avec le réseau Solimence de l’association des Amis de Treffort-Cuisiat et du musée du Revermont. L’équipement en chambres froides et congélateurs permet de mieux contrôler les paramètres de stockage des graines et d’augmenter leur durée germinative.

Expérimentation et valorisation des variétés de légumes et de céréales.

Par la prise de conscience qu'il suscite auprès du public, le musée apparaît comme un outil de diffusion et donc de conservation de ces variétés. Celles-ci  peuvent  être réhabilitées au jardin, dans des micro-filières agricoles ou bénéficiées d’une image valorisée comme produit de terroir ou appellation d’origine contrôlée. Dans cette optique,  le musée et le réseau Solimence ont développé un partenariat avec le CDA (Collectif de Développement de l’Agroécologie) et l’ADEAR 01 (Association pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural dans l’Ain) pour des expérimentations et une valorisation des variétés locales de légumes et de céréales par les agriculteurs intéressés. L’objectif pour eux est d’être autonome en matière de production de semences  et de tester ces variétés dans le cadre de pratiques économes en énergie et en intrants, respectueuses de l’environnement.